Hygiène

  • Hygiène

    Hygiène

    L’entretien se fait en trois étapes :

    1°) nettoyage, balayage et brossage (nettoyage mécanique, + nettoyage chimique avec l’aide de détergeant).
    2°) désinfection chimique (eau de javel) ou physique (vapeur sous pression).
    3°) rinçage et séchage.

    Il existe plusieurs types de désinfectant qui agissent à différents niveaux.

    • Germicide : désinfecte uniquement, agit donc sur les germes. (Produit vaisselle, savon pour les mains, produit à vitre etc.…)
    • Bactéricide : n’agit pas sur les spores, ni sur les mycobactéries. Bactéricides : capacité de tuer les bactéries. Les bactéricides sont des types d’antimicrobiens.
      Exemple de bactéricide, virucide pour élevage d’animaux. « SANITERN PLUS vu sur le site alice shoping, ou GREEN WHITE produit bactéricide, virucide et fongicide ».
    • Sporicides :reprend germicide, bactéricide, y compris les spores. Sporicide : capacité de tuer les spores.
    • Tuberculocide : à priori agit aussi sur les mycobactéries. Peroxyde d’hydrogène (eau oxygéné) est un désinfectant, antiseptique, bactéricide, virucide et tuberculocide.
    • Fongicide : sur les moisissures. Fongicide : produit phytosanitaire conçu exclusivement pour limiter ou tuer le développement des champignons parasites.
      10 g de bicarbonate de soude pour 4l d’eau + 40 ml d’huile horticole ou de savon doux.
    • Virucide : effet sur les virus. Virucide : Terme qualifiant un produit, une solution ou un traitement qui possède la capacité de tuer les virus.

    Différent type de produits :

    • halogénés (eau de javel) 10 à 15ml dilué pour 1/4 de litre d’eau. Les halogènes sont les éléments chimiques de la série chimique du groupe 17 (aussi appelé groupe VII ou VIIA) du tableau périodique des éléments. Les éléments suivants sont des halogènes : fluor, chlore, brome, iode, et astate. Le mot « halogène » vient du grec halo qui veut dire sel, et gene qui veut dire créateur. Attention ils déposent en séchant une sorte de cristaux sur les éléments nettoyés s’ils ne sont pas bien rincés, qui peut devenir toxique pour les oiseaux.
    • Aldéhydes (glutaraldehyde) désinfectant, bactéricide, Sporicide, virucide, tuberculocide. Le glutaraldehyde est une substance utilisée pour la stérilisation. C’est un liquide incolore très odorant, à l’aspect huileux, soluble dans l’eau, dans l’alcool et dans le benzène. C’est un produit toxique (toxicité cellulaire et systémique), qui une fois inhalé peut causer une irritation sévère des yeux, du nez de la gorge et des poumons, ainsi que des maux de tête et des troubles de la perception. Il est utilisé pour la fixation des tissus en microscopie électronique. Il tue les cellules très rapidement. Il est aussi utilisé lors d’électrophorèses SDS-PAGE pour fixer les protéines avant la coloration. Le glutaraldehyde est aussi utilisé en milieu hospitalier dans le cadre de la décontamination des endoscopes. Il permet un nettoyage des appareils et dépose un film de protection. Aujourd’hui, suite à plusieurs décrets, ce produit tend à être remplacé par l’acide peracétique.
    • Les oxydants (acide paracétique : VIRKON)
      ATTENTION : oxydant très puissant le virkon a un spectre très large, le manipuler avec des gants et des lunettes. http://www.voussert.fr/assets/fichestechniques/FT_53100001.pdf

    Volières :

    • utiliser des matériaux lisse et non poreux.
    • Aménager des gorges arrondies dans les angles.
    • Prévoir adduction d’eau et écoulements.
    • Penser également à la décontamination des sols.

    Prophylaxie : ensemble des méthodes destinées à éviter l’apparition et la propagation de certaines maladies.

    Le contrôle du risque infectieux repose sur plusieurs principes sanitaires fondamentaux :

    • Principe de quarantaine.
    • Principe de sectorisation.
    • Principe d’isolement.
    • Hygiène de l’alimentation.
    • Hygiène du matériel, des locaux.
    • Hygiène de l’éleveur.

    Hygiène de l’alimentation : veiller à la qualité des matières premières et au stockage dans des locaux propres et secs.

    Hygiène du matériel, des locaux :
    En théorie, il faut rentrer dans les volières, avec un équipement attribué spécifiquement à celle-ci (vêtement, chaussures, balai, brosses et matériel). Penser à prévoir un sas de décontamination ou un muret qui ferait la séparation avec l’extérieur, et si possible mettre les chaussures de l’autre coté.

    Les accessoires, les mangeoires et les abreuvoirs doivent être facile à entretenir (acier, inox, porcelaine) et d’un accès facile (plateau tournant, ou dans les portes du couloir de service desservant chaque volière). Bien sur ne pas les mettre sous les perchoirs, pour éviter les souillures par les pensionnaires.

    Les perchoirs doivent être placés judicieusement à cause des excréments. Ces perchoirs doivent être lisse, non rainurés et non revêtu de papier sablé (qui n’use pas du tout les ongles, mais surtout irrite la voute plantaire).

    Eviter de faire visiter l’élevage, affin de ne pas introduire de microbes, bactéries, virus.

    Rythme de nettoyage :
    Nettoyage et désinfection réguliers du matériel et des locaux. Attention à porter son choix sur des produits agréés par le ministère de l’agriculture, et, à vérifier le taux de dilution, le temps d’exposition, ainsi que la possibilité ou non d’utilisation en présence d’animaux. Pour mémoire, une désinfection n’est efficace qu’a la suite d’un nettoyage mécanique, car les agents désinfectants sont pour la plupart inhibés par la présence de matières organiques sur les surfaces à traiter.

    Nettoyage et désinfection quotidiennes du sol et des gamelles (les passer dans le lave vaisselle pour éliminer les microbes et bactéries « pellicule grasse que l’on retrouve dans les abreuvoirs et les systèmes d’aspersion d’eau ») si possible avoir en double toutes les gamelles.

    Bien sur, nettoyage approfondi en cas de problèmes sanitaire.

    Méthode de nettoyage

    • Nettoyer = retirer les saletés et les dépôts protéiques (produits détergent, nettoyeur hautes pression).
    • Appliquer le produit désinfectant : liquide, mousse, voie aérienne.
    • Laisser agir
    • Rincer
    • Laisser sécher.
    • Pratiquer au moins une fois par an le « vide sanitaire » entre deux bandes de volières de 15 jours minimum, à accompagner d’un nettoyage, désinfection en profondeur. Surtout en cas de changement de lot d’oiseaux.

    Hygiène de l’éleveur : la tenue, les pieds, les mains…
    On suggère de s’équiper de plusieurs tenues d’élevage, chacune constitué au minimum d’une paire de bottes et d’une combinaison.

    • Une tenue réservée au travail dans les volières.
    • Une tenue réservée aux travaux de désinfection et de décaissage.
    • Une tenue pour la quarantaine.
    • Une tenue pour l’infirmerie.
    • Une pour la salle d’incubation et l’élevage des poussins.
    • Une tenue de sortie réservée aux visites des autres élevages.

    Il est souhaitable d’équiper l’élevage de distributeur de savon antiseptique.

    Important :

    → Pas d’entrer d’oiseaux sans quarantaine. Dans le cas d’un élevage aviaire, TOUS les oiseaux extérieurs doivent subir une quarantaine à l’introduction. La durée minimale de la quarantaine étant de 15 jours à 3 semaines, du à la grande rapidité d’évolution de la plupart des maladies (à noter que dans le cas de la tuberculose aviaire, il faudrait bloquer les oiseaux en quarantaine pendant 1 à 2 ans). Durant cette période réaliser vermifugeage, poudrage antiparasitaire, voire plus si nécessaire.

    * Dans un local éloigné de l’élevage.

    • donne le temps de réaliser un test de dépistage ( PBFD, Chlamydia), déparasitage externe et interne.
    • limiter les mouvements d’animaux
    • piéger les nuisibles vecteurs de maladies.

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